Tout public, certaines scènes pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes spectateurs.
Genre : Suspens, ou pas, il s’agit avant tout d’administratif …
Date de sortie : 29/07/25 ou 3,5 ans après le premier volet
Réalisateur : Laurier Jasmin
Sénario : La ville Lumière
Distribution : Laurier, N (le petit copain, bah ouais, Chipette elle a grandi un peu), Chipette, les infirmières, les pharmaciennes, la docteure, le mec en trottinette électrique, le gentil mais inutile flic, la mamie avec une canne et des milliers d’autres figurants … (la distribution serait à deux doigts de nous rappeler un truc, mais quoi ??)
Synopsis : Une mère et sa fille vont à Paris 24h pour aller faire un visa étudiant pour les États Unis. Leur voyage ne va pas être de tout repos … enfin, plus pour l’une que pour l’autre !
Musique : A part la chanteuse du métro, y’a pas.
Distinctions : Palme d’or de la loose, Award de la loi de Murphy, César de la schkoumoune (comme lors de l’opus précédent)
Pour celleux débarquant par hasard sur cet article, n’hésitez pas à consulter ma précédente épopée parisienne (https://laurier-jasmin.karmik.fr/2023/01/25/lepopee-parisienne-1/), et mon historique administratif (https://laurier-jasmin.karmik.fr/category/ladministratif-et-moi/), histoire de remettre un peu tout ça en contexte. Si vous avez la flemme, en vrai, c’est pas grave, les épisodes sont totalement indépendants les uns des autres…
Anyway, here we are, après plus d’un an de paperasses, vaccins et démarches en tous genres, le jour du visa est arrivé, nous avons le rendez-vous ! (Nous ne développerons pas ici le bien fondé de faire un tour aux USA dans le contexte actuel, la décision est irrévocable, fin de l’absence de débat). Je disais donc, le 29 juillet 2025, Chipette a rendez-vous à 9h à l’ambassade des US à Paris (ou d’autre ?) pour faire faire son visa. OK ! Organisons un brin notre escapade. Il semble remarquablement judicieux (je suis tellement une pro de la judicioserie, je me ferai bien des bisous !) de :
- Y aller en train
- Arriver la veille
Et Donc, sparti !
- Oui, chef, c’est ok pour poser mardi en dernière minute ?
- Ça marche, c’est pour le visa de Chipette ?
- Bawi on y est, enfin !
SNCFconnect, t’as quoi en stock ?
- Bah t’es con ou quoi, t’es en plein mois de juillet, j’ai rien pour l’aller que tu demandes, sauf si tu prends des billets en première
- OK, foutu pour foutu, ce visa m’a déjà couté un bras, je vais te donner mon rein, presque avec plaisir
- Génial, du coup, tu les veux où tes places ?
- Ce serait cool si on était face à face avec Chipette et sans voisins
- Hahahaha, t’es vraiment trop con, c’est pas possible ma parole, j’ai plus de ça en stock, je te propose du côte à côte à la place
- Me dis pas que j’ai le choix alors, mets-moi ce que tu as. Et pour le retour ?
- Pour le retour, bonne nouvelle, c’est pas cher, j’ai du Ouigo
- C’est très bien ça le Ouigo, on prend !
- Ça fera 255€ Tu veux une assurance à 16 balles ?
- Oublie l’assurance, prends ma carte …
Ayé donc, tout est prêt !
Avance à peine rapide, nous voilà donc le lundi 28, jour du train en première classe. Chipette se fait accompagner par sa grand-mère pour me rejoindre à la sortie du boulot, tout proche de la gare, où je décide que ma voiture sera très bien pour attendre notre retour et nous véhiculer jusqu’à la maison le lendemain.
Le voyage est calme et agréable, chacune bouquinant tranquillement. De tout façon, c’est jamais là que ça merde. L’esprit insouciant et les fesses au confort de la première, nous filons à plusieurs centaines de km/h, vers la capitale !
L’arrivée (à l’heure), est conforme aux prévisions. N et deux de ses amis attendent Chipette au bout du quai, tandis que MH, mon amie à moi, m’attend en voiture un peu plus loin.
C’est donc là que nos chemins se séparent. Je rappelle à Chipette que rendez-vous devant l’ambassade à 8h40 demain matin ; et nous partons chacune de notre côté, passer une excellente soirée.
OK Laurier, il est où le problème ?
Faut pas être trop pressé, on y vient, on y vient même très vite…
7h, le réveil. Petit rafraichissement, café, puis direction Marcel Sembat, à l’attaque de ma chère ligne 9 qui fut mon quotidien à l’âge de Chipette. Dans le même temps, Chipette attaque son métro dans l’exacte diagonale opposée avec N, depuis la mairie de Saint Ouen. Petit message pour se confirmer réciproquement que nous serons toutes les deux à l’heure au point de rendez-vous, et se rassurer.
Pas de grève, pas d’incident voyageur, pas de sac sans propriétaire, le métro fait son job, jusqu’à Franklin D. Roosvelt, comme prévu. Sortie, coup d’œil à la montre, j’ai un petit kilomètre à parcourir, il est 8h30, 10 minutes avec un rythme de marche à la parisienne, c’est nickel !
Ohhhh mais que vois-je, des gradins, restes du tour de France ?? Zut, mais que n’y ai-je point pensé ?! Je vais devoir contourner et me rallonger de 300 ou 400m. Pressons un poil le pas, il ne faudrait pas que Chipette stresse (les papiers sont avec moi, elle ne peut pas entrer si je ne suis pas arrivée).
Et … Bardaff, c’est l’embardée ! Un pavé qui dépasse, non pas pour être ramassé et envoyé aux forces de l’ordre, non, un fourbe, un qui dépasse afin que mon pied gauche s’y heurte de bon cœur. Un pavé qui, bloquant l’élan de ma jambe, déclenche la chute, provoquant un atterrissage brutal de mon genou droit sur une autre pavé, non moins dépassant et venant s’encastrer avec violence dans ma rotule.
Les 4 fers en l’air, la douleur me prenant aux tripes, une trottinette électrique me frôle, à deux doigts d’écraser ma main, qui au sol, tentait de soulever mon corps afin de le remettre à la verticale. Un coup de main ? non, pour quoi faire ? C’est au tour des passants et des vélos de me contourner, certains sans même un coup d’œil, d’autre avec cet air « mais qu’est-ce que tu fous là connasse, tu vois pas que tu gênes le passage ? »
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La suite ? À écrire plus tard je suppose .