un long TGV

Ohhhh, Legalize, mon sauveur, tu me proposes vraiment un café, dans une maison, à 20 minutes de la gare, direct en métro, avec un minimum de marche. Hold mon Americano, j’arrive, modulo ma vélocité ! et cœurs sur toi ! Me voilà donc à nouveau dans le métro, cet endroit où je perdrais tout reste de dignité, en me faisant doubler dans les escaliers par une dame très âgée, se mobilisant difficilement avec une canne pour débarquer dans la douceur d’un foyer, café fumant et petits beurres qui m’attendent.

Café, glaçons, pates au roquefort et quelques Kaplas joliment empilés par N1 plus tard, je repars, parce que le train, faut le choper pour rentrer dans ma campagne. 15h30, tout le monde devant le quai, comme prévu. Et là … c’est le draaaaame ! C’est pas possible, c’est fait exprès, rien que pour m’embêter, on est voiture 18 !! La toute dernière de la double rame, se situant donc à environ 400 mètres du début du quai, autrement dit loin, très très beaucoup trop loin ! Ah bah, on est à l’étage en plus, si non c’était pas drôle ! D’ailleurs, je me demande toujours si y’a des gens dans la première rame ? JAMAIS, jamais je ne m’y suis trouvée. Je dois toujours aller tout au bout pour trouver mon wagon.

Avançons, trêve de digressions inutiles et arrivons à la gare. Autrement dit, le retour du calvaire, puisque rappelons-le, il faut récupérer la voiture. Elle est garée à environ 7 minutes à pied de la gare. Enfin 7 minutes, comptons presque 20 pour cette fois. Ahhhhh, ohhhh rage oh désespoir, que n’ai-je tant marché que pour plier un genou à l’arrivée. Vous l’aurez compris, rentrer dans la voiture est digne d’une épreuve de koh Lanta, mais en Maine et Loire !

C’est là que le cerveau tente des réflexions, et la suite nous montrera que son fonctionnement reste approximatif dans les prises de (bonnes) décisions. 

État des lieux : il est 18h30, Fiston est tout seul à la maison (mais ce n’est pas hyper grave, il gèèèèèère), je suis dans la voiture avec Chipette, il faut 45 minutes pour rentrer. S’arrêter aux soins non programmés de la polyclinique : non, vu l’heure, je vais me faire jeter. Passer aux urgences du CH, aucune chance, en été, ils sont clairs, ils ne prennent que les vitales le soir et la nuit, et ils vont considérer qu’on est le soir, puis même s’ils acceptaient, on va pas rester là 5 ou 7h avec Chipette pour une plaie du genou (Laurier, soit un peu sérieuse, tu te doutes bien qu’on est un poil au-delà de la plaie). Bon bah, on rentre alors.

Doliprane et glace, puis au dodo ! enfin, un dodo complexe, je vous le cache pas. Le bon côté, c’est que je n’ai pas eu à entendre le réveil pour partir au boulot. Partir au boulot, Laurier, t’es sérieuse, t’arrives même pas à mettre tes chaussettes. Oui, mais j’ai rendez-vous avec chef pour parler de mon futur à le boulot, ça vaut le coup d’y aller quand même, c’est important ça, mon futur à le boulot ! En plus, quand je bouge pas, j’ai presque pas trop mal, et j’ai pas besoin de bouger à le boulot. Let’s go.

Alors oui, mais Laurier, t’as pas un peu oublié que tu bosses au milieu des infirmier.es et des médecins, tu crois qu’ils vont dire quoi en te voyant ? bah ils vont dire : va faire une flutain de radio et plus vite que ça. Mais vous savez vous, le cerveau qui prend les bonnes (non) décisions. J’ai décidé que j’irai après le boulot, au CMSI, c’est bien ça le CMSI, c’est exactement prévu pour mon cas. Sauf que oui, mais non. Le CMSI, il ferme à 19h, donc à 17h20, ils considèrent que le genou, ça vaut même pas le coup d’y jeter un œil, il reviendra demain, y’a des urgences plus urgentes à voir avant (ce qui est sans doute tout à fait vrai, mais à ce moment-là, j’ai plutôt envie de me mettre en position fœtale et pleurer, parce que oui, je souffre beaucoup fort, même si je fais genre ça va ça va, tant que je bouge pas c’est cool, c’est du domaine de la poker face, pour pas inquiéter mes proches, et m’auto rassurer).

Jeudi, 8h00, pas bon genou, bon œil devant le CMSI, parce que bon, là, va falloir que cette histoire se termine. C’est comme les séries qui se prolongent, trop d’épisodes tuent l’épisode. Admission, infirmière, docteure, radio, verdict…

Alors donc, ce genou … bah y’a la rotule, elle présente un trait de fracture, sans risque de déplacement, trop cool ! Y’a les ligaments interne et externe du genou, bah ils ont morflé. Y’a le choc, le choc ça fait des vilains hématomes, dessus et dessous la rotule.

Kesskon fait ? Ben on met une bonne grosse attelle, on fait du télétravail (ou un arrêt, mais ça m’arrangeait vraiment pas), on voit un kiné, on soigne la plaie, on prend des actions chez Paracétamol Inc.

Si je résume, cette démarche administrative, m’aura coûté un bras (le visa), un rein (le train) et un genou (la poisse).

Épilogue … Vendredi soir N informe Chipette qu’il a des poux ! Nous voilà donc partis pour traiter toute la famille, et faire des lessives tout le week-end, ça manquait à ma vie et à mon bonheur.

Si je rerésume, cette démarche administrative, m’aura coûté un bras (le visa), un rein (le train), un genou (la poisse) et un œil (produits anti-poux pour le mobilier, eau, électricité, temps).

Vivement que je retourne à Paris ou faire de l’administratif, ma vie est tellement monotone si non… ou pas !

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